Un fonds d’indemnisation des victimes du chlordécone et du paraquat en Guadeloupe et Martinique

À l’initiative des députés socialistes et apparentés, l’Assemblée nationale débattra le 31 janvier prochain d’une proposition de loi créant un fonds d’indemnisation des victimes du chlordécone et du paraquat en Guadeloupe et Martinique.

Le chlordécone est un insecticide utilisé massivement jusqu’en 1993 en Guadeloupe et Martinique par les producteurs de bananes. Le chlordécone est toujours présent dans les sols où il peut persister environ 600 ans durant.

Cette proposition de loi est la conséquence d’une catastrophe environnementale et sanitaire qui aurait pu être évitée.

Elle est aussi l’aboutissement d’un long combat mené par de nombreux acteurs engagés de la société civile pour faire reconnaître ce scandale. Elle permet :

  • De reconnaître solennellement le préjudice sanitaire, écologique et économique pour ces territoires et leurs populations, résultant de l’usage du chlordécone ;
  • De créer un « Fonds d’indemnisation des victimes du chlordécone et du paraquat en Guadeloupe et en Martinique » et de définir ses modalités de financement et de fonctionnement.

Alors que le Président de la République reconnaissait le 27 septembre 2018 en Martinique, que ce scandale était le « fruit d’un aveuglement collectif » et obligeait l’État à « prendre sa part de responsabilité dans cette pollution et à avancer dans le chemin de la réparation », nous ne comprendrions pas que la majorité rejette cette proposition de loi, comme elle l’a fait en Commission mercredi dernier.

 

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